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Histoire
L’Ile Maurice est demeurée longtemps inconnue et inhabitée, jusqu’à ce qu’elle soit visitée par des marins arabes, probablement au Moyen Âge, et qu’elle commença à figurer sur les cartes géographiques, vers 1500, sous le nom arabe de « Dina Arabi ». Le marin portugais Domingo Fernandez Pereira fut sans doute le premier Européen à débarquer sur l’île, vers 1511. Maurice portait le nom portugais de « Cirne » sur les premières cartes géographiques portugaises, nom possiblement attribué au dodo, cet oiseau incapable de voler qui croissait en grand nombre sur l’île à cette époque.

Ce fut en l'honneur d'un autre marin portugais, Don Pedro Mascarenhas, que furent nommées les îles des Mascareignes, groupe d’îles qui comprend aujourd’hui les îles Maurice, Rodrigues et la Réunion. Les Portugais ne restèrent toutefois pas longtemps dans la région des Mascareignes, qui ne les intéressait pas.
  • 1598-1710
  • 1715-1810
  • 1810-1968
1598-1710
La période hollandaise (1598 – 1710)
En 1598, une escadrille hollandaise débarqua au Grand Port sous le commandement de l’Amiral Wybrand Van Warwyck. L’île fut alors nommée « Mauritius », en l’honneur du Prince Maurice Van Nassau, «Stathouder » de la Hollande.

Cependant, ce ne fut qu’en 1638 que les Hollandais firent une première tentative de colonisation, époque à laquelle le célèbre navigateur hollandais Tasman s’élança à la découverte de la côte ouest de l’Australie. La première colonisation hollandaise dura environ vingt ans. Par la suite, plusieurs nouvelles tentatives de développement furent faites sans retours financiers suffisants, ce qui décida du départ définitif des Hollandais de Maurice en 1710. Ces derniers sont mémorisés pour l’introduction de la canne à sucre, des animaux domestiques et des cerfs.
1715-1810
La période française (1715 – 1810)
Abandonnée par les Hollandais, l’île devint une colonie française lorsque, en septembre 1715, Guillaume Dufresne d’Arsel débarqua et prit possession de ce précieux port d’attache situé sur la route des Indes. Il nomma l’île « Isle de France », mais ce ne fut qu’en 1721 que les Français commencèrent à l’occuper. Quelques années plus tard, en 1735, avec l’arrivée du plus illustre des gouverneurs français, Mahé de La Bourdonnais, l’Isle de France commença à se développer efficacement.

Mahé de La Bourdonnais fit de Port Louis une base navale et un centre de construction navale. Sous son gouvernement, de nombreux bâtiments furent construits, dont plusieurs sont encore là aujourd’hui, tels une partie de la maison du Gouverneur, le Château de Mon Plaisir à Pamplemousses, les Casernes centrales à Port Louis. L’île fut administrée par des représentants de la Compagnies des Indes orientales jusqu’en 1767.

Dès lors, et ce jusqu’en 1810, l’administration de l’île fut sous la responsabilité d’officiers élus par l’État français, à l’exception d’une brève période pendant la Révolution française, durant laquelle les habitants de l’île établirent un gouvernement pratiquement indépendant de la France.

Pendant les guerres napoléoniennes, l’Isle de France était devenue une base à partir de laquelle les corsaires français organisaient des attaques successives sur des navires marchands anglais. Ces attaques continuèrent jusqu’en 1810, lorsqu’une vaste expédition anglaise fut lancée pour prendre l’île. Une première attaque fut déjouée par les Français à Grand Port en août 1810 mais la principale attaque, lancée en décembre de la même année depuis Rodrigues, prise un an auparavant par les Anglais, s’avéra triomphale. En effet, les Anglais débarquèrent en grand nombre au nord de Maurice et renversèrent rapidement les Français, qui capitulèrent. Conformément au Traité de Paris de 1814, l’Isle de France, qui reprit son nom précédent de « Mauritius », fut définitivement cédée à la Grande Bretagne, avec ses territoires dépendants, qui incluaient alors Rodrigues et les Seychelles. Sur l’acte de capitulation des Français, signé par les deux parties, les Anglais garantissaient qu’ils respecteraient la langue française, les coutumes, les lois et les traditions des habitants de Maurice.
1810-1968
La période anglaise (1810-1968)
L'administration anglaise, qui débuta avec le gouverneur Robert Farquhar, fut suivie de rapides changements sociaux et économiques. L’un des évènements les plus importants fut l’abolition de l’esclavage en 1835. Les planteurs reçurent une compensation de deux millions de livres sterling pour la perte de leurs esclaves importés d’Afrique et de Madagascar pendant l’occupation française.

L’abolition de l’esclavage eut d’importantes répercussions dans les secteurs socio-économiques et démographique de l’île. Les planteurs se tournèrent vers l’Inde, d’où ils firent venir un grand nombre de laboureurs engagés, c’est-à-dire sous contrat, pour travailler dans les champs de cannes à sucre.

Les immigrants indiens, qui étaient de foi hindoue et musulmane, devaient changer rapidement le tissu de la société. Ils furent ensuite rejoints par un petit nombre de commerçants chinois.

La culture de la canne à sucre connut un nouvel essor et l’île prospéra, grâce, surtout, à l’exportation du sucre vers l’Angleterre. Les progrès économiques nécessitèrent l’extension et l’amélioration des moyens de communication, et une infrastructure adéquate fut peu à peu mise en place.
Le dodo
Les dodos descendaient d’un type de pigeons qui s’était établi à Maurice il y a plus de 4 millions d’années. En l’absence de prédateurs pour les attaquer, ils perdaient leur besoin et leur capacité de s’envoler. Ils vivaient et nichaient à même le sol, se nourrissant de fruits tombés des arbres. Il n’y avait pas de mammifères sur l’île à cette époque, ce qui permit à une grande diversité d’oiseaux de vivre dans les denses forêts tropicales.

En 1505, les Portugais furent les premiers humains à faire escale à Maurice. L’île devint rapidement une escale pour les navires engagés dans le commerce des épices. Pesant jusqu’à 50 kilos, le dodo représentait ainsi une source bienveillante de viande fraîche pour les marins. Les dodos furent ainsi tués en grands nombres en guise de nourriture.

Plus tard, lorsque les Hollandais utilisèrent l’île comme colonie pénitencière, les porcs et les singes y furent introduits en même temps que les prisonniers. Plusieurs navires qui débarquèrent à Maurice transportaient aussi des rats à leur insu, dont certains s’enfuirent sur l’île. Avant l’arrivée des humains et d’autres mammifères dans l’île, le dodo n’avait pas à craindre les prédateurs. Bien vite, les rats, porcs et singes commencèrent à manger les œufs de dodos dans leurs nids situés à même le sol.

De pair avec l’exploitation humaine, les espèces de mammifères introduites contribuèrent énormément à réduire la population de dodos. Moins de 100 ans après l’arrivée des premiers hommes sur le sol mauricien, le dodo autrefois abondant était devenu un oiseau rare. Le dernier fut tué en 1681.
Culture
Maurice a une culture cosmopolite. La cohabitation de Mauriciens d’ascendance indienne, africaine, européenne et chinoisea mené à un partage de cultures et de valeurs, à une participation collective aux fêtes, et à une meilleure entente entre personnes de milieux différents. Maurice est aujourd’hui un mélange unique de races, de langues et de cultures.
  • La cuisine mauricienne
  • Folkore et musique
  • Fêtes
Mauritian Cuisine
Maurice est un paradis pour les sens, non seulement pour les yeux avec ses magnifiques paysages, mais aussi pour le palais. Les gastronomes rencontreront toute une variété de parfums et d’arômes hérités des diverses arrivées d’immigrants tout au long de son histoire. Les traditions culinaires françaises, indiennes, chinoises et africaines, qui sont les cuisines les plus connues et appréciées dans le monde, ont été transmises de génération en génération. Il est très fréquent de voir un mauricien commencer sa journée par un petit-déjeuner continental suivi d’un déjeuner indien, et finir par un dîner chinois.

Maurice a des liens historiques très forts avec la culture française, qui lui a laissé son savoir-vivre. Des plats français comme la daube, le civet de lièvre ou le coq au vin servis avec un bon vin en sont le témoignage. Au fil du temps, certains plats ont été agrémentés d’ingrédients exotiques du pays, leur apportant une saveur unique.

Au cours du 19e siècle, après l’abolition de l’esclavage, les travailleurs indiens qui arrivèrent à Maurice emmenèrent avec eux leur délicieuse cuisine. Ces travailleurs engagés vinrent de différentes régions de l’Inde, chacune ayant ses propres traditions culinaires. Le safran, la cannelle, la cardamome et le girofle, qui figurent parmi les épices les plus utilisées, apportent aux plats une saveur forte et subtile. Il faut aussi mentionner la grande place faite aux dholls, aux légumes, aux haricots et aux achards en guise d’accompagnements. Les dhollpuris et les rotis, d’origine indienne, sont devenus les fish and chips des mauriciens. Le biryani, d’origine moghole, est un plat préparé par la communauté musulmane avec de la viande mélangée à un riz épicé et à des pommes de terre.
La fin du 19e siècle vit l’arrivée des immigrants chinois. La plupart d’entre eux étaient originaires du sud-est de la Chine, et plus précisément de la région cantonaise dont la cuisine variée et sophistiquée est la plus réputée en Chine. Ses plats font appel à tous les sens avec leurs couleurs, leurs formes, leurs arômes et leurs saveurs. Cette tradition d’excellence a été maintenue, et a ainsi conquis les tables des autres communautés. Même si la communauté chinoise est une des plus petites, sa cuisine est la plus présente dans les restaurants, tout autour de l’île. Les mines frites ou le riz frit, le chop suey et les rouleaux de printemps sont appréciés par tous. D’autres mets raffinés, comme la soupe d’aileron de requin ou d’abalone, ne sont proposés que dans les restaurants chinois spécialisés.

Au fil des années, chaque communauté a puisé dans la cuisine des autres en réadaptant selon ses goûts, ce qui a donné la cuisine mauricienne. La cuisine créole, par exemple est un mélange d’ingrédients et de saveurs variés. L’incontournable rougail est accompagné d’achards ou de dholls et de riz, d’origine indienne. D’autres habitudes alimentaires se sont également installées ces vingt dernières années avec l’arrivée de fast foods : burgers, pizzas et frites.

Tout visiteur de l’île devrait goûter à une paire de dhollpuris et prendre un verre d’alouda ou de jus de tamarin pour connaître la véritable saveur de Maurice.
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Folkore et musique
L’Ile Maurice est bénie par les sons et les rythmes des civilisations de l’est, de l’ouest et de l’Afrique, qui ont influencé son histoire. Ce patrimoine culturel a été préservé et transmis de manière intacte de génération en génération. D’autre part, certaines de ces civilisations se sont entremêlées pour générer des sons et des rythmes uniques.

La danse typique la plus folklorique est le séga, d’origine africaine. Cette danse est rythmée au son de la ravane, une espèce de tambour circulaire, et d’autres instruments tels que la maravanne et le triangle. Dansé et chanté par tous les Mauriciens, il anime aujourd'hui toutes les occasions. Plus récemment un nouveau « son », qui est un mélange du séga et du reggae, a pris sa place dans notre culture musicale locale. Cette musique fusionnelle, appelée le seggae, est un nouveau rythme mélodieux et divertissant qui reflète la nature mixte de Maurice. Le seggae est apparu dans les années 80. Initialement la musique des Rastafaris et des faubourgs défavorisés de Port Louis, le seggae fait son chemin à travers les boîtes de nuit et les principaux véhicules de la musique locale mauricienne.
D’autres musiques et danses traditionnelles chinoises et indiennes ont également été introduites par les immigrants venus de l’Inde et de la Chine. La finesse et l’élégance des danses indiennes sont difficilement égalables. Vêtues de saris multicolores, les danseuses exécutent des chorégraphies précises, dont la moindre attitude est très expressive. Elles dansent au son exclusif du sitar et du tabla, qui expriment la finesse et la magie de la culture orientale. Il y a également les danses traditionnelles chinoises, hautes en couleurs, dont les danses ancestrales du lion et du dragon, qui sont les plus connues. La vue de ces créatures mythiques, personnalisées de façon tellement vivante à travers la précision et l’agilité des danseurs, offre un spectacle à ne pas manquer.

La musique occidentale est également très présente dans la culture mauricienne, incluant la musique classiques, le rap, le hip-hop, le rock, le jazz et d’autres musiques plus traditionnelles telles que la valse et tous les types de danses de salon. Il y a aussi un penchant très fort pour les musiques des années 60 et 70, telles les chansons d’Elvis Presley, de Cliff Richard, et d’Engledberd Emperding, qui font partie de l’héritage musical national de Maurice.
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Fêtes
Les principaux festivals et fêtes religieuses célébrés à Maurice sont Cavadee, la Fête du Printemps, Noël, Divali, Pâques, Eid-ul-Fitr, Ganesh Chaturthi, Maha Shivaratree et Ugadi.
Cavadee
Cavadee est célébrée en janvier/février. En plus des cérémonies de marche sur le feu et d'escalade d’épée, Cavadee compte parmi les événements tamouls les plus spectaculaires. Le corps transpercé d'aiguilles, la langue et les joues avec des tiges, le dévot, en transe et en pénitence, se dirige en procession vers le temple portant le « Cavadee », une arche de bois recouverte de fleurs avec, à chaque extrémité de sa base, un pot contenant du lait qu’il/elle placera devant la divinité. [Jour férié]

Fête du Printemps
La Fête du Printemps, qui est le nouvel an chinois, est célébrée en janvier / février, en fonction de l’ajustement des jours lunaires. Le rouge, symbole du bonheur, est la couleur dominante. La nourriture est empilée pour assurer l'abondance au cours de l'année et le gâteau de cire traditionnel est distribué aux parents et aux amis. Les pétards sont allumés pour repousser les mauvais esprits. [Jour férié]

Noël
Noël est une fête annuelle commémorant la naissance de Jésus-Christ, principalement célébrée le 25 décembre comme fête religieuse et culturelle. [Jour férié]

Divali
Divali est la plus jovial de toutes les fêtes hindoues. Célébrée en octobre / novembre, elle marque la victoire de la justice sur le mal dans la mythologie hindoue. Traditionnellement, des lampes à huile en argile étaient placées devant chaque maison, transformant ainsi l’île en une terre de lumière scintillante. Les lampes en argile ont maintenant été remplacées principalement par des lumières électriques décoratives. [Jour férié]

Eid-ul-Fitr
Eid-ul-Fitr marque la fin du Ramadhan, le mois sacré du jeûne musulman. C'est un jour d'action de grâce et de joie pour les musulmans et des prières sont dites dans les mosquées le matin. [Jour férié]

Ganesh Chathurti
Ganesh Chaturthi est célébré en septembre, au 4e jour du mois lunaire du calendrier hindou. Il marque l'anniversaire de Ganesh, le Dieu de la sagesse et briseur d’obstacle selon la mythologie hindoue. [Jour férié]

Maha Shivaratree
Maha Shivaratree est célébrée en l'honneur du Dieu hindou Siva en février. Les dévots hindous, vêtus d'un blanc immaculé, transportent les « kanwar » – des arches de bois couvertes de fleurs – en pèlerinage à Grand Bassin, pour aller chercher de l'eau bénite dans le lac. Toute la scène rappelle les grands rituels sur les rives du Gange sacré en Inde. [Jour férié]

Ugadi
Ugadi représente le nouvel an Telugu. Cette fête est généralement célébrée en mars. [Jour férié]

Pâques
Pâques est la fête la plus importante du christianisme, célébrée le premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars, donc au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ, que le Nouveau Testament situe le surlendemain de la Passion, c'est-à-dire « le troisième jour ». La solennité, précédée par la Semaine sainte, commence le dimanche de Pâques.
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Vue d'ensemble
  • La géographie et le climat
  • La faune et la flore
  • Le Peuple
  • Développement constitutionnel
  • L’île Maurice indépendante
La géographie et le climat
L’île Maurice est située au sud-ouest de l'océan Indien, à environ 2 000 km de la côte est de l'Afrique. L'île se trouve juste à l'intérieur du tropique du Capricorne, à 20° au sud de l'équateur et à 57° à l'est de Greenwich.
Elle est d'origine volcanique et fait partie du groupe d'îles communément appelé les Mascareignes, avec l'île de la Réunion (un territoire français), située à 240 km au sud-ouest et l'île de Rodrigues (partie intégrante du territoire mauricien), situé à 560 km à l’est.

D’une superficie de 1 864 km2, l’île est presqu’entièrement entourée de récifs coralliens. Ces récifs abritent des lagons paisibles bordés par des plages de sable blanc. Il y a une rupture dans la barrière de corail uniquement dans le sud de l’île, où une partie de la côte est abrupte et rocheuse.
L'île culmine de la plaine côtière vers un plateau central où elle atteint 670 mètres d'altitude. Le plateau est bordé par trois chaînes de montagnes: à l'est par la chaîne de Grand Port, au sud-ouest par la chaîne de Rivière Noire et par la chaîne de montagnes de Moka au nord-ouest. Le plus haut sommet est le Piton de la Riviere Noire (826 m), suivi du Pieter Both (818 m), du Pouce (811 m) et de la Montagne du Rempart (772 m).
Maurice bénéficie d’un climat maritime, tropical en été et subtropical en hiver. Les mois d'été s'étendent d'octobre à mars et ceux d'hiver de juin à septembre. Pendant la majeure partie de l'année, les alizés soufflent en provenance du sud-est ; ils sont plus stables de mai à octobre. En été, les vents sont plus légers, périodiquement interrompus par des perturbations cycloniques. Les précipitations varient en fonction de leur hauteur par rapport au niveau de la mer et oscillent entre 15 mm en octobre et 187 mm en février. Les averses ont lieu principalement entre janvier et mai, bien qu'il n'y ait pas de saisons pluvieuses et sèches bien définies. La végétation reste de ce fait verte toute l'année. Au centre de l'île, la température moyenne en juillet-août est de 19° C et de 13° C à l'aube, augmentant à 25° C et 19° C respectivement en février. Près du niveau de la mer, toutes les températures sont supérieures d'environ 5° C, atteignant une moyenne de 30° C à la mi-février.
La faune et la flore
Comme la plupart des îles océaniques tropicales, Maurice présente un haut niveau d'endémisme floral et faunique et a connu des taux d'extinction élevés causés par une population humaine croissante, ainsi que la destruction et la dégradation de son habitat. Afin de préserver la biodiversité restante, un réseau d'aires protégées terrestres a été établi sur l’île et sur des îlots avoisinants, comprenant 20 zones protégées officielles et couvrant une superficie totale de 8 027 hectares.
Les régions côtières sont bordées d'une ceinture d'arbres Casuarina (filaos). L’on retrouve également l'amandier indien (badamier), le ficus (multipliant), le flamboyant, originaire de Madagascar, la tulipe africaine, la bauhinia et le jacaranda.
Plusieurs grands espaces verts et forêts ont été préservés en tant que parcs nationaux du pays, à savoir le parc national des Gorges de la Rivière noire; le parc national de Bras d’Eau; et les parcs nationaux des îlots comprenant l’île aux Fouquets, l’île D’Ambre, l’île aux Oiseaux, l’Ile aux Flamants, le Rocher des Oiseaux, l’île aux Fous, le Pigeon Rock et l’île aux Vacoas entre autre.
Différents espaces verts d’intérêt touristique, dont des parcs et des jardins, sont également préservés tels que le jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam de Pamplemousses, le jardin botanique de Curepipe, le jardin endémique de la Vallée d’Osterlog, les promenades de Monvert et de Sophie.
De plus, le refuge d’oiseaux de l’estuaire de Rivulet Terre Rouge, le parc marin de Blue Bay et la zone humide de Pointe d’Esny ont également été identifiés comme trois sites Ramsar d’importance internationale.
Le Peuple
Histoire
L'île a probablement été visitée par des marins arabes au Moyen Age, et sur des cartes datant d'environ 1500, elle est représentée par un nom arabe. Au début du XVIe siècle, les marins portugais l’ont visité à plusieurs reprises et le nom portugais Cirne apparaît sur les cartes du XVIe siècle.
Les marins hollandais se sont d'abord rendus sur l'île en 1598 et l'ont baptisé Maurice, d’après le Prince Maurice de Nassau. Cependant, ce n'est qu'en 1638 qu'il y a eu une première tentative de colonisation hollandaise et cela n'a duré que vingt ans. Plusieurs tentatives ont été faites par la suite, mais les colonies ne se sont jamais développées suffisamment pour produire des dividendes et les Hollandais ont finalement quitté Maurice en 1710. On se souvient des Hollandais pour l'introduction de la canne à sucre, des animaux domestiques et des cerfs sur l’île.

Les Français ont débarqué sur l'île en 1715 et l'ont appelée l'île de France, mais ce n'est qu'en 1721 qu'ils ont tenté de s’y installer en permanence. Avec les esclaves en provenance de Madagascar et d'Afrique, les Français ont rapidement développé le pays. Le plus illustre des gouverneurs français était Mahé de Labourdonnais, qui arriva en 1735 et établit Port-Louis comme base navale et centre de construction de vaisseaux. Il a beaucoup fait pour transformer ce qui était un petit avant-poste en une colonie forte, prospère et bien peuplée. L'île était alors sous l'administration de la Compagnie française des Indes orientales, qui a maintenu sa présence jusqu'en 1767. A partir de cette année et ce jusqu'en 1810, l’île était sous la charge de fonctionnaires nommés par le gouvernement français, hormis pendant une brève période de la Révolution française, lorsque les habitants de l'île ont mis en place un gouvernement pratiquement indépendant de celui de France.
Pendant les guerres napoléoniennes, l'Isle de France est devenue une base à partir de laquelle les navires français organisaient des raids réussis sur le commerce anglais. Les raids se sont poursuivis jusqu'en 1810, date à laquelle une forte expédition britannique a été envoyée pour s’emparer de l'île. Une attaque préliminaire a été déjouée à Grand Port en août 1810, mais l’attaque principale lancée en décembre de la même année à partir de Rodrigues, qui avait été capturée un an auparavant, a été couronnée de succès. Par le traité de Paris de 1814, l'Isle de France qui a retrouvé son ancien nom « Maurice » a été définitivement cédée à la Grande-Bretagne, avec ses dépendances comprenant Rodrigues et les Seychelles (les Seychelles se sont séparées de Maurice en 1903). La conquête britannique a été suivie de changements sociaux et économiques rapides.

Pendant les premières années de l'administration britannique, l'esclavage a été aboli (1835) contre une compensation de deux millions de livres sterling qui a été payée aux planteurs pour la perte de leurs esclaves. On a ensuite fait venir des travailleurs engagés en provenance d’'Inde pour travailler dans les champs de canne à sucre. Ceci est le début d’une nouvelle période de l’histoire de l’île et l’immigration indienne va rapidement changer le tissu de la société.

La culture de la canne à sucre a été stimulée et l'île a prospéré, notamment avec l'exportation de sucre vers l’Angleterre, la récolte passant de 34 000 tonnes en 1833 à 70 000 tonnes en 1853 pour atteindre 150 000 tonnes en 1900. Le progrès économique nécessitait l'extension et l'amélioration des moyens de communication et progressivement une infrastructure adéquate a été créée.

Les divers mouvements de population des XVIIIe, XIXe et XXe siècles ont fait de Maurice un mélange unique de différentes races, cultures et religions. Les peuples d’origine européenne, africaine, indienne et chinoise ont créé une société multiraciale où les diverses cultures et traditions s’épanouissent dans la paix et l’harmonie. Le mode de vie des habitants a rapidement changé au XXe siècle. Les raisons incluent un taux de natalité plus bas, une espérance de vie plus longue, de meilleures possibilités en matière d’éducation, des progrès technologiques et un niveau de vie plus élevé.

La population a commencé à croître sous le règne des Français au XVIIIe siècle. En 1735, la population a atteint presqu’un millier d’habitants et est passée à près de 20 000 habitants en 1767, dont 15 000 esclaves. La tendance à la hausse s’est poursuivie et est passée à près de 60 000 en 1797 et comprenant 50 000 esclaves. Lorsque les Britanniques ont aboli l'esclavage en 1835, la population était d’environ 100 000 personnes. Les planteurs se sont tournés vers l'importation massive de main-d'œuvre bon marché en provenance d'Inde pour travailler dans les champs de canne à sucre et, en 1865, environ 200 000 travailleurs engagés indiens ont été embauchés. Il y avait aussi un petit afflux de Chinois venus comme petits commerçants. Au tournant du siècle, la population s'élevait à 371 000 habitants avant de passer à 419 000 en 1944. Après la seconde guerre mondiale, la hausse a été plus rapide, notamment en raison de la hausse du taux de natalité et de la baisse du taux de mortalité infantile suite à la fourniture de meilleurs services de santé.
Le taux d’accroissement naturel, qui était d’environ 2,9% en 1969, a considérablement diminué avec les campagnes de planification familiale et la sensibilisation accrue due à une meilleure éducation. La population était estimée à 1,2 million à la fin de 2016.
Développement constitutionnel
Sur le plan constitutionnel, le Conseil du Gouvernement, créé en 1825, fut élargi en 1886 pour pouvoir accueillir des représentants élus. Le nouveau Conseil incluait 10 membres élus par suffrage restreint. Ce n’est qu’en 1933 que la Constitution fut à nouveau amendée en conséquence. La proportion des membres du Conseil nominés ne détenant pas de ministère fut amenée à deux tiers. Toutefois, le droit de vote restait réservé aux personnes d’une certaine classe sociale et aux propriétaires. Un changement majeur survint en 1948, lorsqu’après des années de longues négociations pour une constitution plus libérale, le droit de vote fut étendu à tout adulte pouvant réussir un test d’alphabétisation de base.
Le Conseil du Gouvernement a été remplacé par un Conseil législatif composé de 19 membres élus, 12 membres nominés par le Gouverneur et trois membres de droit. Des élections générales eurent lieu en août 1948 et le premier Conseil législatif se réunit le 1er septembre 1948.
Suite aux conférences constitutionnelles tenues à Londres en 1955 et en 1957, le système ministériel fut mis en place et des élections générales eurent lieu le 9 mars 1959. Pour la première fois, elles se déroulèrent sur le principe du suffrage universel adulte, et le nombre d’électeurs atteignit 208 684. En 1961, une conférence de révision constitutionnelle fut tenue à Londres et un programme pour améliorer la Constitution fut établi. Elle fut suivie en 1965 par la dernière conférence constitutionnelle qui ouvrit à Maurice la route à l’indépendance. Après les élections générales de 1967, Maurice adopta une nouvelle Constitution et son indépendance fut proclamée le 12 mars 1968. Elle accéda au statut de République 24 années plus tard, le 12 mars 1992.
L’île Maurice indépendante
Après les élections générales de 1967, une résolution officielle demandant l'indépendance a été adoptée à l'Assemblée législative. Maurice a accédé à l'indépendance le 12 mars 1968 et Sir Seewoosagur Ramgoolam est devenu Premier ministre.
L’île Maurice est devenue un État indépendant au sein du Commonwealth et dotée d'un système parlementaire démocratique. Depuis l'indépendance, le pays a développé ses infrastructures, amélioré ses moyens de communication, introduit de nouvelles politiques sociales afin d’améliorer la qualité de la vie de ses habitants et de promouvoir la diversification. Le 12 mars 1992, Maurice a acquis le statut de République et Sir Veerasamy Ringadoo est devenu Président.
En termes de politique étrangère, Maurice a établi des liens privilégiés avec de nombreux pays, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Commonwealth. Elle est ensuite devenue membre des Nations Unies, du Mouvement des pays non-alignés, de la Francophonie, des pays ACP (États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique), de l'Union africaine, de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), du Marché commun pour l'Afrique orientale et australe (COMESA) et de l’Indian Ocean Rim Association. Sur le plan régional, Maurice a joué un rôle majeur dans la création de la Commission de l’océan Indien, qui regroupe les îles du sud-ouest de l’océan Indien dans le cadre de la coopération régionale et la coopération sud/sud.
Lieux d’intérêt
  • Patrimoine mondial de l'UNESCO
  • Sites patrimoine national
  • Sites Ramsar
  • Parcs nationaux
  • ILOTS
  • Musées
Patrimoine mondial de l'UNESCO
Aapravasi Ghat
L’Aapravasi Ghat composant les vestiges du dépôt d’immigration construit en 1849, et représente le symbole du premier site choisi par le gouvernement britannique pour la «Grande Expérience» pour avoir recours à la main d’œuvre engagée pour remplacer les esclaves, après l’abolition de l’esclavage par l’Empire britannique en 1834. Le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2006 et représente l’utilisation à grande échelle de la main d’œuvre engagée dans le monde moderne.

Les édifices de l’Aapravasi Ghat, situées dans la baie de Trou Fanfaron à Port Louis, la capitale, sont l’une des premières manifestations explicites de ce qui devait devenir un système économique mondial. Elles représentent le développement du système moderne de travail sous contrat, et les souvenirs, traditions et valeurs des immigrants qui les ont ensuite transmis à leurs descendants.
Ce site du patrimoine mondial est le seul exemple existant de cette diaspora moderne de l’engagiste car il s’associe avec l’histoire de plus de 457 000 de travailleurs engagés venant de Chine, des Comores, d’Inde, de Madagascar, du Mozambique et de l’Asie du Sud-Est qui sont venus pour travailler dans les plantations de canne à sucre à Maurice ou pour transiter vers l’île de La Réunion, l’Australie, et l’Afrique australe et orientale entre 1834 et 1920.
Paysage culturel du Morne
Le Paysage culturel du Morne, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO le 10 juillet 2008, est un témoignage des temps de l’esclavage à Maurice et de la quête de la liberté pendant les 17e et 18 siècles.

Il est situé à l’extrémité sud-ouest de l’île Maurice et a été utilisé comme refuge par les esclaves en fuite, les marrons, au cours du temps de la domination coloniale à Maurice. Avec ses attributs physiques de forteresse, protéger par les falaises isolées, boisées et inaccessibles, la montagne du Morne Brabant est devenu un monument naturel où les groupes d’esclaves échappaient leurs maîtres pour trouver refuge dans les montagnes. Les esclaves ont constitué des petites colonies dans les grottes et sur le sommer du Morne.
Ce site du patrimoine mondial est le symbole de la souffrance, du combat pour la liberté et le sacrifice des esclaves qui étaient originaires d’Afrique, de Madagascar, d’Inde et du Sud-est asiatique, et est le témoignage du marronnage ou de la résistance à l’esclavage.
National Heritage Sites
Maurice est doté d’une richesse de plus de 200 sites culturels. Ces sites de patrimoine national offrent à la population une opportunité de réfléchir sur les valeurs culturelles exceptionnelles qui sont rattachées aux sites et leur importance par rapport aux vies et identités des gens et des communautés.

Les sites de patrimoine national sont des lieux d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelle. Ils constituent des grandes étapes de l’histoire d’un pays, y compris les processus écologiques, géologiques et biologiques significatifs en cours dans le développement des formes terrestres, ou d'éléments géo-morphiques ou physiographiques ayant une grande signification.

A Maurice, les sites de patrimoine national sont gérés par le National Heritage Fund sous la National Heritage Fund Act 2003. Cela afin de sauvegarder, administrer et promouvoir le patrimoine national de Maurice, et conserver les sites de patrimoine national comme une source matérielle pour la recherche scientifique et culturelle.

Des informations additionnelles sont disponibles sur le lien suivant: Plus d'info
Ramsar Sites
Maurice est devenu partie contractante à la Convention de Ramsar le 30 septembre 2001. La Convention de Ramsar est un traité intergouvernemental qui définit le cadre de l’action nationale et de la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Préalablement à la Convention de Ramsar, le Gouvernement a mis sur pied un Comité national Ramsar comprenant des membres de toutes les institutions concernées par les zones humides afin d’assister le ministère à mettre en oeuvre les dispositions de la Convention de Ramsar et conseiller le ministère sur les questions de développement des zones humides.

À ce jour, trois sites Ramsar d’importance internationale ont été proclamés à Maurice comme suit :

  1. 1. Le sanctuaire d’oiseaux de Terre Rouge le 30 septembre 2001
  2. 2. Le parc marin de Blue Bay le 31 janvier 2008
  3. 3. Pointe D’Esny le 16 septembre 2011


Rivulet Terre Rouge Estuary Bird Sanctuary
Le site a été inscrit comme un site Ramsar en raison de ses caractéristiques estuariennes côtières et comme un refuge pour des centaines d'oiseaux migrateurs qui visitent Maurice durant le période d’été (octobre-mars).

Environ 14 espèces d'oiseaux migrateurs originaires principalement de l'hémisphère nord (Europe, Norvège et Sibérie) visitent généralement le site comme un site d'hivernage, tandis que certaines espèces migratoires peuvent être également vues. Le site Ramsar soutient la diversité de la flore et de la faune rare et unique, et fournit d'importantes fonctions d'atténuation de changements climatiques, telles que le contrôle des inondations, le captage des sédiments et la stabilisation du littoral.
Le parc marin de Blue Bay
Ce site Ramsar est reconnu pour son paysage sous-marin exceptionnel et son jardin de corail unique, qui abrite une grande diversité d’espèces de coraux. Le parc marin de Blue Bay abrite un écosystème marin riche en biodiversité dans la faune et la flore marine, notamment en termes d’assemblage de coraux.

Environ 38 espèces de coraux représentant 28 genres et 15 familles et quelque 72 espèces de poissons ont été enregistrées. Le récif de corail de la lagune qui soutient une communauté de récifs coralliens est spectaculaire avec une croissance luxuriante d'environ quatre hectares et est le seul endroit où le Montipora aequituberculata tordu a été enregistré. La croissance dense des coraux de table, des coraux de cactus, des coraux corne de cerf et des coraux de feu alternent et coexistent.
Pointe D’Esny
La zone humide de la pointe d’Esny (21,5 ha) est l’une des rares et plus grandes zones humides restantes de Maurice située dans le village de Mahebourg, au sud-est du pays. Le site, caractérisé comme zone humide côtière naturelle, abrite une riche forêt de mangroves (espèces de mangroves Rhizophora mucronata et Bruguiera gymnorhiza), la plante Zornia vaughaniana menacée d’extinction, les poissons côtiers, les crustacés, les oiseaux migrateurs et les oiseaux de rivage. Les zones humides aident aussi à réduire les inondations.
Parcs nationaux
Les parcs nationaux protègent des lieux d’une beauté naturelle et la flore mauricienne comprend quelque 700 espèces de plantes, dont 273 espèces endémiques à l'île et environ 150 espèces en communs avec d’autres îles de l'archipel des Mascareignes que sont l’île de la Réunion et l’île Rodrigues.

Parc national des Gorges de la Rivière Noire
Le parc national des Gorges de la Rivière Noire, situé au sud-ouest de l'île et ouvert en 1994, dispose d’une superficie de 6 574 hectares de forêts, comprenant le Piton de la Petite Rivière Noire qui est le point le plus élevé, à 828m d’altitude. Le parc est principalement géré pour la conservation de la flore et de la faune endémiques, la sensibilisation du public, l’éducation et la provision de loisirs aux visiteurs locaux et étrangers.
Parcours de randonnée dans le parc national des Gorges de la Rivière Noire
Des parcours de randonnée mènent à toutes les parties du parc, du sentier ombragé des Gorges de la Rivière Noire à la crête de la montagne, souvent entourée de nuages. Il y a quelque 60 km de parcours pour que chacun puisse profiter du panorama et se rapprocher des plantes et des animaux du parc.

Les itinéraires listés ci-dessous et indiqués sur la carte sont parmi les plus populaires :
PARCOURS ITINERAIRES DISTANCE TYPE
BOUCLE DANS LA FORÊT DE MACHABEE Pétrin-Machabée-Pétrin 14km Retour Modéré
PARCOURS MACHABEE Pétrin - Gorges de la Rivière Noire (Partie Basse) 10 km Ardu
BOUCLE DE MARE LONGUE Pétrin-Mare Longue-Pétrin 12km Retour Modéré
PARCOURS PARAKEET Plaine Champagne - Gorges de la Rivière Noire (Partie Basse) 8 km Ardu
PARCOURS JUSQU’AU SOMMET DE LA RIVIÈRE NOIRE Gorette - Sommet de la Rivière Noire - Gorette 9 km Return Modéré
PARCOURS PAILLE en QUEUE Alexandra – Plaine Champagne 3 km Modéré
PARCOURS SAVANNE Plaine Paul – Piton Savanne – Plaine Paul 6 km Return Easy
PARCOURS CASCADE DES GALLETS Alexandra Falls-Cascade des Gallets-Alexandra Falls 3 km Return Ardu
PARC NATIONAL DE BRAS D’EAU
Le parc national de Bras d'Eau a été proclamé deuxième parc national terrestre de l'île Maurice en 2011. Il est situé dans le nord-est de l'île et est constitué en partie des terres de l’Etat, de Pas Géométriques de Bras d'Eau et de Pas Géométriques de la réserve de Poste Lafayette couvrant une superficie totale de 497,2 hectares. On y retrouve principalement des plantations d’acajou, d’araucaria, de tecoma et d’eucalyptus. Le nom de Bras d’Eau provient du contour de la masse d’eau en forme de bras dans le sol entre la pointe Radeau et la baie de Belcourt.

Mare Sarcelle fait partie du parc national de Bras d’Eau et s’étend sur une superficie de 89,37 hectares. Elle est composée d'une importante population florissante de mangroves ainsi que des plantes indigènes et abrite également quelques espèces d'oiseaux migrateurs. Ce site est idéal pour les activités récréatives telles que la randonnée et l'observation des oiseaux.

Description du parcours
Actuellement, il n'y a que deux parcours dans le parc:
  • • Le parcours Coq des Bois qui mène à la forêt et se termine aux Mares Chevrettes
  • • La boucle de Coq de Bois qui est une extension du parcours Coq des Bois
Le parcours Coq des Bois (5 km (Retour) à partir du centre de visiteurs de Bras D’Eau) est relativement facile. Bien que le parcours s’étende seulement sur une distance de 2,5 km, les visiteurs peuvent aisément profiter des différents aspects d'une forêt, avec des arbres nains ainsi que de grands arbres tout au long du parcours.
ILOTS
Les parcs nationaux (îlots) ont également été proclamés le 5 juin 2004. Il existe huit îlots qui sont considérés comme parcs nationaux à Maurice, comme indiqué dans le tableau ci-dessous:

Musées
Les musées contribuent à faire comprendre et apprécier les cultures et, simultanément, ils favorisent une meilleure compréhension du patrimoine collectif et favorisent le dialogue. Les musées nationaux et spécialisés de Maurice collectionnent, préservent et utilisent de manière durable le patrimoine matériel et immatériel de Maurice, dans le but d'accroître les connaissances et développer l'intérêt ainsi que promouvoir l'appréciation et le respect du patrimoine.

National History Museum
Le musée national d'histoire est situé à Mahébourg, dans un beau parc s'étendant sur 12 hectares, au bord de la rivière La Chaux. Il se trouve dans le château Gheude (également connu sous le nom de Maison Robillard) qui est une ancienne maison de campagne coloniale française construite vers 1772 et est actuellement classée patrimoine national. Le musée national d'histoire met en lumière l'histoire sociale et culturelle de Maurice, dès sa découverte par les Portugais au début du XVIe siècle. Il retrace l'histoire des colonisations successives de Maurice par les Hollandais, les Français et les Britanniques jusqu'à la fin du XIXe siècle.

La collection du musée comprend divers objets d'importance ethnologique et historique, des documents, des estampes, des peintures, des cartes, des sculptures miniatures de l'artiste mauricien Prosper D'Epinay et des découvertes archéologiques marines provenant d'épaves historiques. C'est dans une aile de ce bâtiment historique que les deux commandants des escadrons anglais et français, blessés lors de la bataille de Grand Port en 1810, ont reçu des traitements médicaux côte à côte. Le musée national d'histoire trouve son origine dans le musée des reliques navales et le musée des souvenirs historiques.
Musée d'histoire naturelle
Le musée d'histoire naturelle est situé au rez-de-chaussée du Mauritius Institute Building, en face du jardin de la Compagnie, au cœur de la ville de Port Louis. Le musée d'histoire naturelle est le plus ancien musée de Maurice et parmi les plus anciens d'Afrique australe. En 1826, les naturalistes Julien Desjardins et Louis Bouton demandèrent au gouverneur Sir Lowry Cole de créer un musée à Maurice. Le 14 octobre 1842, le musée Desjardins a été ouvert au public dans une aile de l’ancien Collège royal de Port Louis, où il y est resté pendant 42 ans.

En 1880, le Mauritius Institute a été créé par le gouverneur Sir George Ferguson Bowen et la collection du musée Desjardins a été transférée au nouveau bâtiment du Mauritius Institute cinq ans plus tard. La collection comprenait principalement de la faune marine et des oiseaux des îles Mascareignes. Le musée s'est concentré sur la collecte systématique, l'étude et l'enregistrement de la faune et de la flore de Maurice et des îles Mascareignes et s'est développé au fil des années pour devenir un centre de documentation et d'échange dans les différents domaines de l'histoire naturelle dans la région des Mascareignes.
Musée Frederik Hendrik
Le musée Frederik Hendrik est situé sur la côte sud-est de Maurice. Il est situé sur le site historique du Vieux Grand Port, berceau de l'histoire mauricienne. C'est le site du premier établissement humain à Maurice. Le musée Frederik Hendrik a été inauguré le 27 mai 1999. Depuis 1997, le musée a reçu de nombreux objets de sa collection suite aux fouilles archéologiques en cours sur le site, entreprises par un groupe de chercheurs néerlandais. Au fil des ans, de nouvelles expositions retraçant l’histoire du site ont été ajoutées au musée. Le musée Frederik Hendrik sert de centre d'interprétation pour le site historique du Vieux Grant Port.

Le musée Frederik Hendrik dispose d'une salle d'exposition permanente dans laquelle des panneaux et des objets sont exposés. Ils sont constitués de matériaux de construction (pierres, briques, clous, objets militaires comme des balles de mousquet, des boulets de canon, des pierres de silex) ; artéfacts et instruments de la vie quotidienne (faucille, houe, perles, pièces de monnaie, pipes en argile, céramiques et poteries, ustensiles de cuisine) ; restes de nourriture (os de bétail, cerf, cochon, dugong, tortue) ; et des coquillages. Les panneaux illustrent les activités des Néerlandais à Maurice et dans l’océan Indien, les cartes du XVIIe siècle et les images de Maurits Van Nassau et Frederik Hendrik, détenteurs de stalles des Pays-Bas. Des images des activités archéologiques en cours sur le site et des moulages des caractéristiques du Fort Frederik Hendrik sont y également affichées.
Musée Robert Edward Hart
The Robert Edward Hart Memorial Museum is located in the newly renovated coral bungalow, known as La Nef, by the seashore at Souillac. The Mauritian poet Robert Edward Hart, who was the curator/librarian of the Mauritius Institute in Port Louis, spent the last years of his life in this historic house. The interior setting of the house has been recreated and preserved, and the prevailing atmosphere plunges the visitor back into the time and lifestyle of the Mauritian poet.

La plupart des biens du poète retrouvés après sa mort y sont exposés : meubles, effets personnels et ses œuvres (tant publiées que manuscrites). Le musée dispose de quatre salles : deux chambres, un salon / bureau et une salle de bain.
Musée commémoratif Sookdeo Bissoondoyal
Le Musée commémoratif Sookdeo Bissoondoyal est situé sur la route principale du village de Tyack, Rivière des Anguilles, dans la maison natale de Sookdeo Bissoondoyal. Ce bâtiment simple est essentiellement rectangulaire, fait de murs de pierre et recouvert de tôles ondulées. Le musée Sookdeo Bissoondoyal a été inauguré le 3 avril 1987.

Le but du musée est de perpétuer la mémoire de la personne qui lui a valu son nom. Il informe le public sur la vie et le travail de Sookdeo Bissoondoyal en tant que grand leader qui a contribué à l'indépendance de Maurice et à l'éducation des pauvres.
SSR Memorial Centre for Culture
Le Centre commémoratif de culture Sir Seewoosagur Ramgoolam est l'un des musées spécialisés sous la responsabilité du Mauritius Museums Council depuis 2000 et est situé au 87, rue Desforges, Plaine Verte. Le centre commémoratif est installé dans l'ancienne maison en bois, où Sir Seewoosagur Ramgoolam a passé 30 ans de sa vie, de 1935 à 1965, et comprend sept salles où sont exposés les objets personnels de Sir Seewoosagur Ramgoolam. Ceux-ci incluent ses meubles, vêtements, équipements médicaux et certificats. Une caractéristique majeure du Centre est une exposition photographique mettant en lumière les principaux événements de la vie de ce grand homme d'État et de la nation.

Riche en histoire et en symbolisme, cette demeure mauricienne populaire de plus de 150 ans, est une icône du patrimoine architectural et historique mauricien. Le Centre commémoratif de culture Sir Seewoosagur Ramgoolam a été décrété monument national le 8 septembre 1986 et est actuellement classé patrimoine national.
National Symbols
Communique
Regulations
The National Flag Act